Une activité commune, une humanité partagée

Aujourd’hui je me lance un petit défi personnel : participer à des séances de running en groupe ou en duo. Pour moi c’est un vrai challenge.

Me mêler à des inconnu(e)s, partager un moment sans masque ni filtre, juste autour d’une activité commune et tu sais quoi ? C’est fou comme ça peut faire du bien, comme ça redonne de l’énergie.

Partager une activité c’est pas seulement courir ensemble, c’est ouvrir une petite fenêtre sur soi sans avoir besoin de tout dire, sortir de sa bulle, rencontrer l’autre dans un contexte simple sans enjeu. C’est oser créer du lien là où on ne s’y attend pas.

J’ai commencé le running il y a un an, un peu par hasard pour le fun. À l’époque, je courais avec un ami. On discutait de tout et de rien, on riait. C’était une manière de se retrouver, de relâcher la pression, de respirer, au sens propre comme au sens figuré.

Et puis j’ai continué seule par goût, presque par besoin. Courir est devenu un rendez-vous avec moi même. Un moment où je me retrouve sans bruit, sans attente. Où je me dépasse, je ne pense plus à rien.

Juste moi, mes jambes, mon souffle et le ciel au-dessus de moi. Un moment brut en dehors du temps.

Mais voilà à force de courir en solo, je me suis dit : pourquoi ne pas partager ce moment avec quelqu’un ? Pas un proche, non, mais un(e) parfait(e) inconnu(e). J’ai commencé à chercher, à me demander s’il existait des groupes près de chez moi.

Et là surprise : j’ai découvert que nous étions nombreux à chercher la même chose. Des inconnus, comme toi, comme moi, qui ont simplement envie de partager un moment vrai.

Pas forcément pour parler ni pour se confier. Juste pour être ensemble pour se sentir humain, vivant.

Pourquoi je te parle de ça ?

Parce qu’on vit à une époque où tout passe par un écran, on s’écrit, on se like, on s’appelle mais on se touche de moins en moins. On vit connectés mais souvent seuls. On partage des stories mais pas assez d’histoires.

Petit à petit, on a glissé dans une routine : boulot, amis proches, maison. C’est confortable, certes mais parfois, cette routine devient une prison dorée.

On ne va plus vers l’inconnu, on évite les nouvelles rencontres, on oublie ce frisson du « premier contact ».

Et pourtant la beauté de la vie réside souvent dans ces instants imprévus. Ces échanges spontanés, ces rires qu’on ne voyait pas venir, ces personnes qu’on rencontre en partageant quelque chose de simple, comme une course.

Se socialiser ce n’est pas forcément parler pendant des heures, parfois c’est juste courir côte à côte, respirer au même rythme, croiser un regard, un sourire. C’est savoir créer du lien par l’action, pas seulement par les mots.

Et peut-être que pour toi, ce ne sera pas le running et c’est totalement ok.

Le plus important ce n’est pas la course. C’est de trouver ce qui te fait vibrer, ce qui t’allume un petit feu à l’intérieur. C’est peut être la danse, la natation, la peinture, la cuisine, des balades en moto, le yoga en plein air ou même un atelier d’écriture.

Trouve une activité qui te ressemble, une passion, une curiosité, quelque chose que tu fais pour toi avec joie sans pression. Et surtout : ose la partager avec d’autres.

Pas pour performer, juste pour créer du lien pour exister autrement, à travers une expérience commune.

Parce que oui on l’oublie souvent : les liens les plus simples sont parfois les plus vrais.

On nous pousse à aller vite, à être efficaces, à rentabiliser nos moindres moments. Tout devient instantané : les rencontres, les échanges, les émotions.

Un swipe, un like, un message puis le silence. Tout est jetable, éphémère, flou, superficiel.

Et dans ce brouhaha constant, on finit par oublier la beauté de l’instant, le vrai, celui qui ne se capture pas en story, celui qui se vit avec le corps, le cœur, les yeux qui brillent. Celui qui laisse une trace, une sensation, une chaleur.

Je suis profondément convaincue qu’on entre dans une nouvelle ère. Après des années baignées dans l’abondance du superficiel, de la vitesse et de la quantité, quelque chose est en train de changer.

Les gens commencent à se recentrer sur l’essentiel, sur l’authentique, sur le vrai. Sur ce qui nourrit vraiment au delà de l’image et de l’instantané.

Je crois qu’il est urgent de ralentir, de revenir à l’essentiel. De sortir de cette spirale où tout est filtré, codé, calculé.
Il est temps de désapprendre la superficialité. De se reconnecter à soi

De réapprendre à être présents, à regarder, à écouter, à s’intéresser sincèrement à l’autre. À oser dire bonjour, à poser une vraie question, à partager une activité sans attendre de retour immédiat.

C’est ça le lien authentique. Ce n’est pas forcément profond dès la première fois, ce n’est pas toujours spectaculaire mais c’est ancré, vivant, réel.

Alors peu importe ce que tu choisis :

Trouve ton terrain de jeu.
Trouve ta passion, ton truc à toi.
Et va vers les autres avec ça même timidement.

Tu verras, il y a quelque chose de très beau à rencontrer quelqu’un en étant simplement soi-même, au présent sans artifice. À créer du lien sans stratégie, sans attente, juste parce que l’humain a besoin de l’humain.

Et si on recommençait à vivre comme ça un peu plus souvent ?

Et si tu venais courir avec moi ?

D’ailleurs j’ai déjà repéré une prochaine activité à tester… mais je vous en parlerai dans un prochain article. Je peux juste vous dire une chose : ça promet un vrai dépaysement total.

Déconnexion choisie : 48h sans téléphone et après ?

Oui j’ai survécu à 48h sans téléphone. Ni WhatsApp, ni Discord, ni Youtube, ni cette petite dopamine fourbe qu’on reçoit quand quelqu’un like une story où on ne fait absolument rien d’extraordinaire.

Et devine quoi ? Je suis toujours là, vivante, au top de ma forme. Un peu changée.

Alors installe toi, prends un thé (ou un mojito, c’est ton blog aussi après tout), et laisse moi te raconter ce mini séisme technologique que j’ai volontairement provoqué dans ma vie connectée.

Pourquoi faire ça ? (Bonne question)

Au départ, j’ai pas eu une grande révélation, pas de rêve prémonitoire où mon téléphone explosait en me murmurant « déconnecte-toi », juste un trop-plein.

Tu vois, quand t’as tellement de notifications que tu ne sais plus si tu vis ta vie ou si tu la scrolles ?

J’ai réalisé un matin (en ouvrant Discord avant même d’ouvrir les volets, un classique) que j’avais l’impression d’avoir le cerveau en mode « onglets ouverts », 24h/24. Un peu comme un ado sous caféine.

Alors j’ai fait un truc radical : j’ai éteint mon téléphone.
Oui oui je l’ai É-TEINT.
Pas en mode avion, pas en ne répondant à personne, non non. L’extinction totale, blackout numérique.

Jour 1 : le fantôme de l’écran

Premières heures : je suis une junkie en sevrage.

Ma main cherche mon téléphone toutes les 7 minutes. C’est presque mignon, un peu pathétique aussi.

Je me surprends à regarder le mur, longtemps.
C’est fou comme un mur blanc peut être fascinant quand tu n’as rien d’autre à fixer.

J’entends les oiseaux, oui, ils existent toujours.
Je remarque le bruit de la bouilloire, je commence même à parler à ma plante verte. (Elle a un nom maintenant. Elle s’appelle Miqueline.). Non je ne suis pas folle enfin je crois…

Mais surtout, je me rends compte à quel point je suis incapable de rester avec moimême sans distraction. Ça fait peur. Et ça fait réfléchir.

Jour 2 : on respire (et on kiffe un peu quand même)

Le deuxième jour, je me transforme en philosophe domestique.
Je mange sans regarder une série.

Je lis, un vrai livre avec des pages qui se tournent.
Le temps s’étire.

J’ai l’impression que les heures ont retrouvé leur vraie taille.
Je commence à apprécier le silence. (On dirait une pub ASMR mais je t’assure, c’est réel.)

J’ai aussi redécouvert un truc formidable : l’ennui. Tu sais, ce moment un peu flou où t’as rien à faire, personne à swiper et ton cerveau te sort des idées cheloues genre « Et si j’apprenais à faire des origamis ? »

Ce que j’ai appris (sans application de méditation)

Franchement, cette pause forcée m’a ouvert les yeux. Voici mon petit top 5 des révélations inattendues :

Je ne suis pas Beyoncé

Le monde ne s’écroule pas quand je ne suis pas joignable. Les gens trouvent des solutions ou attendent. Et tu sais quoi ? Ils survivent aussi.

J’ai un cerveau

Oui, un vrai. Qui pense sans être nourri en continu par des contenus ultra filtrés. Il m’a même pondu de belles idées quand je l’ai laissé respirer.

La solitude choisie est délicieuse

J’ai arrêté de confondre « être seule » et « être ignorée », ce n’est pas du rejet. C’est de l’espace et il m’en fallait.

L’instant présent est sous-coté

J’ai pris le temps de mâcher, de regarder le ciel, de finir une conversation sans lever les yeux vers un écran. Franchement c’est du luxe.

Mon téléphone est un outil, pas un doudou

Je l’aime bien, il est utile mais il ne mérite pas d’être le premier truc que je vois le matin et le dernier le soir. J’ai d’autres ambitions dans la vie.

Et maintenant ? Je jette tout ? (Non quand même pas)

Je ne suis pas devenue une ermite.
J’ai rallumé mon téléphone après les 48h.

Et j’ai même été contente de retrouver mes proches (et mes mêmes favoris soyons honnêtes).

Mais j’ai changé quelques trucs :

🫧Plus de téléphone dans le lit.
C’est un sanctuaire. Ou au moins une zone neutre.

🫧Des créneaux off.
Genre 20h-22h, no scroll zone.

🫧Je ne réponds plus dans la minute.
Et je n’ai plus honte. Je suis une humaine, pas une hotline.

Et si toi aussi tu testais ?

Honnêtement c’est pas un challenge pour être à la mode. C’est juste une respiration et si tu veux tenter, n’oublie pas :

👉🏻Préviens tes proches (histoire qu’ils ne lancent pas une alerte enlèvement).

👉🏻Coupe net, pas « juste un œil vite fait ».

👉🏻Occupe tes mains. Cuisine, écris, colorie un lama… ce que tu veux.

👉🏻Observe. Note ce qui te manque et ce qui au fond, ne te manque pas du tout.

Au final, on se retrouve mieux quand on se perd un peu

Ces 48h m’ont réconciliée avec le silence, avec le temps et avec moi-même.
J’ai compris que derrière chaque notification, il y a parfois un besoin de fuir quelque chose de plus profond : l’ennui, la solitude, le doute.

Mais affronter ça c’est pas si mal, c’est même libérateur.

Alors voilà. Si tu me cherches, je suis là, connectée parfois, déconnectée souvent.
Et toujours prête à parler à Miqueline, ma plante, quand j’ai besoin de revenir à l’essentiel.

Une journée parfaite selon moi (et elle ne ressemble pas à Instagram)

Non, ma journée parfaite ne commence pas par un réveil à 3h du matin suivi d’un smoothie vert, d’un cours de yoga sur un rooftop à Bali et d’une story en filtre sépia avec la légende “grateful ”.

D’ailleurs, si je devais documenter ma journée parfaite sur Instagram, elle ferait un gros bide. Trop de douceur, pas assez de #goals.

Et pourtant dans la vraie vie, celle qui sent le café tiède, les chaussettes dépareillées et les cheveux pas coiffés, ma journée parfaite a une saveur que même les filtres ne peuvent pas reproduire.

Ca ressemble plus à du “slow living de quartier” qu’à une masterclass de développement personnel.

07h00 — Réveil naturel

Pas de réveil strident. Pas de méditation à jeun les yeux mi-clos en position du lotus.
Ma journée parfaite commence au moment exact où mon corps a décidé que c’était bon. Généralement autour de 7h00, sans alarme ni obligation.

Le premier moment de grâce ? M’étirer comme un chat, m’enrouler encore un peu dans ma couette et ne pas culpabiliser de ne pas « saisir la journée » à la romaine.
La seule chose que je saisis, là, c’est ma couette. Et c’est très bien comme ça.

07h40 — Petit-déjeuner de compétition (ou de consolation)

Instagram veut que je commence ma journée avec un smoothie bowl décoré comme une mosaïque méditerranéenne.
Moi ? Je veux du pain grillé, du beurre, un bon chocolat chaud et peut-être même un cookie parce que la vie est courte.

Si je suis d’humeur fancy : une assiette sucrée de fraise soupoudré de cacao et accompagnée de chantilly/banane (mais pas pour le poster, juste parce que j’aime ça).

Le tout en pyjama, avec une playlist douce ou un silence sacré.
Pas de podcast motivationnel qui me dit de conquérir ma vie. Ma conquête du moment, c’est de ne pas me brûler la langue.

08h45 — Un temps pour ne rien faire (et c’est scientifique)

Je l’appelle : la fenêtre d’inutilité heureuse.

C’est ce moment où je m’assois avec un thé, je regarde les gens passer, je pense à des trucs genre “tiens, pourquoi on n’a jamais inventé de parapluie pour les chaussures ?” et je ne fais strictement rien d’utile.

Et c’est exactement ce qui me recharge.

Instagram crie : “productive mornings = successful life !”
Moi je murmure : “ne rien faire = cerveau heureux”. On n’a pas les mêmes priorités.

11h00 — Sortir sans destination (avec une tenue ou je me sens bien)

La journée parfaite implique une balade sans but précis.
Pas pour brûler des calories mais pour m’aérer le cœur.

Je mets ma paire de talon, j’attrape un tote bag au cas où (on ne sait jamais quand on croise une boulangerie) et je marche.

Je m’autorise à observer les devantures, sourire à des gens que je ne reverrai jamais ou même acheter une plante sans avoir la moindre place chez moi.
Le bonheur, c’est parfois un détour de 30 minutes vers nulle part.

13h00 — Déjeuner : zéro pression, maximum réconfort

Pas de buddha bowl photogénique, pas de mise en scène avec serviette en lin froissé.
Juste un plat que j’aime vraiment.

Peut-être un plat en sauce de ma grand-mère. Peut-être des pâtes plein de crème, de saumon et parmesan. Peut-être des sushis livrés en douce.
Et surtout : je mange en paix, sans scroll de doom, sans culpabilité calorique, sans conversation toxique.

S’il y a quelqu’un avec moi, c’est quelqu’un avec qui je peux parler de tout et de rien ou même ne rien dire sans que ça soit gênant.

S’il n’y a personne, je suis la meilleure compagnie que je connaisse (et je parle fort à ma fourchette, parfois).

14h30 — Une activité juste pour le kiff

Ce n’est pas un “side hustle”. Ce n’est pas “monétisable”.
C’est un truc que je fais juste parce que j’aime ça.

Peindre sans talent, écrire sans but, danser comme une folle dans mon salon, chanter faux, faire une sieste épique ou regarder un vieux film que j’ai déjà vu 23 fois.

La journée parfaite, c’est aussi ça : s’autoriser à être inutilement heureux(se).

16h50 — La petite surprise magique

C’est le moment inattendu. Celui que je n’avais pas prévu mais qui me fait fondre.
Un message d’un(e) ami(e) perdu(e) de vue. Une chanson oubliée qui revient. Une phrase entendue au hasard qui me touche.

Ou ce moment où la lumière sur le mur ressemble à une œuvre d’art et je me dis que j’ai de la chance d’avoir des yeux.

Pas besoin d’un feu d’artifice. Juste une étincelle de vie.

18h00 — Le “rien-faire” officiel (et assumé)

Non, je ne “profite pas de la fin de journée pour planifier demain”.
Je glande. Je fais une pause. Je m’allonge. Je pense à rien. Je regarde le plafond (il est sous-coté).

Peut-être que je me perds sur Wikipédia pour comprendre pourquoi les pieuvres ont trois cœurs. Peut-être pas.

Ce que je ne fais pas : culpabiliser.

20h00 — Dîner simple et satisfaisant (et avec du fromage ?)

Si je devais illustrer mon dîner parfait, ce serait : du réconfort dans une assiette.
Pas besoin de chichi. Un plat chaud, un bon pain, du fromage peut-être, du chocolat sûrement.

Et si je dîne avec quelqu’un : on parle vrai.

Pas de performances sociales, pas de faux rire, pas de “et toi, tu fais quoi dans la vie ?”.
Juste une vraie discussion ou un silence complice. Le genre de moment qu’on ne poste pas mais qu’on garde longtemps.

22h37 — Rituels de dodo et gratitude sans hashtag

La journée parfaite finit en lenteur.
Un rituel simple. Une lumière tamisée. Une crème qui sent bon. Une couverture douce.
Peut-être un livre. Peut-être juste un grand soupir de satisfaction.

Je ne liste pas mes gratitudes dans un carnet en cuir (sauf si j’en ai envie).
Mais je me couche en pensant : “Aujourd’hui, j’ai été moi. Et c’était pas mal du tout.”

Moralité ?

Une journée parfaite, ce n’est pas une suite de photos bien cadrées.
C’est un fil de sensations sincères.
Ce n’est pas toujours “waouh”. Parfois c’est juste “ahhh…”
Et c’est largement suffisant.

Alors, la tienne, elle ressemble à quoi ?