Déconnexion choisie : 48h sans téléphone et après ?

Oui j’ai survécu à 48h sans téléphone. Ni WhatsApp, ni Discord, ni Youtube, ni cette petite dopamine fourbe qu’on reçoit quand quelqu’un like une story où on ne fait absolument rien d’extraordinaire.

Et devine quoi ? Je suis toujours là, vivante, au top de ma forme. Un peu changée.

Alors installe toi, prends un thé (ou un mojito, c’est ton blog aussi après tout), et laisse moi te raconter ce mini séisme technologique que j’ai volontairement provoqué dans ma vie connectée.

Pourquoi faire ça ? (Bonne question)

Au départ, j’ai pas eu une grande révélation, pas de rêve prémonitoire où mon téléphone explosait en me murmurant « déconnecte-toi », juste un trop-plein.

Tu vois, quand t’as tellement de notifications que tu ne sais plus si tu vis ta vie ou si tu la scrolles ?

J’ai réalisé un matin (en ouvrant Discord avant même d’ouvrir les volets, un classique) que j’avais l’impression d’avoir le cerveau en mode « onglets ouverts », 24h/24. Un peu comme un ado sous caféine.

Alors j’ai fait un truc radical : j’ai éteint mon téléphone.
Oui oui je l’ai É-TEINT.
Pas en mode avion, pas en ne répondant à personne, non non. L’extinction totale, blackout numérique.

Jour 1 : le fantôme de l’écran

Premières heures : je suis une junkie en sevrage.

Ma main cherche mon téléphone toutes les 7 minutes. C’est presque mignon, un peu pathétique aussi.

Je me surprends à regarder le mur, longtemps.
C’est fou comme un mur blanc peut être fascinant quand tu n’as rien d’autre à fixer.

J’entends les oiseaux, oui, ils existent toujours.
Je remarque le bruit de la bouilloire, je commence même à parler à ma plante verte. (Elle a un nom maintenant. Elle s’appelle Miqueline.). Non je ne suis pas folle enfin je crois…

Mais surtout, je me rends compte à quel point je suis incapable de rester avec moimême sans distraction. Ça fait peur. Et ça fait réfléchir.

Jour 2 : on respire (et on kiffe un peu quand même)

Le deuxième jour, je me transforme en philosophe domestique.
Je mange sans regarder une série.

Je lis, un vrai livre avec des pages qui se tournent.
Le temps s’étire.

J’ai l’impression que les heures ont retrouvé leur vraie taille.
Je commence à apprécier le silence. (On dirait une pub ASMR mais je t’assure, c’est réel.)

J’ai aussi redécouvert un truc formidable : l’ennui. Tu sais, ce moment un peu flou où t’as rien à faire, personne à swiper et ton cerveau te sort des idées cheloues genre « Et si j’apprenais à faire des origamis ? »

Ce que j’ai appris (sans application de méditation)

Franchement, cette pause forcée m’a ouvert les yeux. Voici mon petit top 5 des révélations inattendues :

Je ne suis pas Beyoncé

Le monde ne s’écroule pas quand je ne suis pas joignable. Les gens trouvent des solutions ou attendent. Et tu sais quoi ? Ils survivent aussi.

J’ai un cerveau

Oui, un vrai. Qui pense sans être nourri en continu par des contenus ultra filtrés. Il m’a même pondu de belles idées quand je l’ai laissé respirer.

La solitude choisie est délicieuse

J’ai arrêté de confondre « être seule » et « être ignorée », ce n’est pas du rejet. C’est de l’espace et il m’en fallait.

L’instant présent est sous-coté

J’ai pris le temps de mâcher, de regarder le ciel, de finir une conversation sans lever les yeux vers un écran. Franchement c’est du luxe.

Mon téléphone est un outil, pas un doudou

Je l’aime bien, il est utile mais il ne mérite pas d’être le premier truc que je vois le matin et le dernier le soir. J’ai d’autres ambitions dans la vie.

Et maintenant ? Je jette tout ? (Non quand même pas)

Je ne suis pas devenue une ermite.
J’ai rallumé mon téléphone après les 48h.

Et j’ai même été contente de retrouver mes proches (et mes mêmes favoris soyons honnêtes).

Mais j’ai changé quelques trucs :

🫧Plus de téléphone dans le lit.
C’est un sanctuaire. Ou au moins une zone neutre.

🫧Des créneaux off.
Genre 20h-22h, no scroll zone.

🫧Je ne réponds plus dans la minute.
Et je n’ai plus honte. Je suis une humaine, pas une hotline.

Et si toi aussi tu testais ?

Honnêtement c’est pas un challenge pour être à la mode. C’est juste une respiration et si tu veux tenter, n’oublie pas :

👉🏻Préviens tes proches (histoire qu’ils ne lancent pas une alerte enlèvement).

👉🏻Coupe net, pas « juste un œil vite fait ».

👉🏻Occupe tes mains. Cuisine, écris, colorie un lama… ce que tu veux.

👉🏻Observe. Note ce qui te manque et ce qui au fond, ne te manque pas du tout.

Au final, on se retrouve mieux quand on se perd un peu

Ces 48h m’ont réconciliée avec le silence, avec le temps et avec moi-même.
J’ai compris que derrière chaque notification, il y a parfois un besoin de fuir quelque chose de plus profond : l’ennui, la solitude, le doute.

Mais affronter ça c’est pas si mal, c’est même libérateur.

Alors voilà. Si tu me cherches, je suis là, connectée parfois, déconnectée souvent.
Et toujours prête à parler à Miqueline, ma plante, quand j’ai besoin de revenir à l’essentiel.

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