Pourquoi trouver du travail est devenu un parcours du combattant

Depuis la crise du Covid en 2020, le marché du travail ne s’est jamais relevé. Pire encore, il est devenu impitoyable.

Auparavant, décrocher un emploi était assez facile. Aujourd’hui la première étape qui est de décrocher un simple entretien d’embauche s’est transformée en un véritable parcours du combattant. Et malheureusement, personne n’y échappe (vendeur, agent d’entretien, ingénieur, courtier en assurance).

Là où la motivation, les diplômes, l’expérience ou ne serait-ce le feeling faisaient autrefois la différence, les critères sont aujourd’hui complètement flous. Même lorsque votre profil correspond en tout point à l’offre, vous êtes écartés sans aucune raison logique sans même avoir atteint d’étape de l’entretien.

Les offres d’emploi se comptent au compte-gouttes et les candidats ne cessent de se bousculer. La compétitivité est d’une brutalité sans nom.

Avant 2020, beaucoup avaient le luxe de refuser une proposition ou de démissionner sans trop s’inquiéter. Aujourd’hui, celui qui a la chance d’avoir un Cdi s’y accroche bec et ongles, même quand le poste ne lui plaît plus.

Dans cet article, j’aimerais partager les réalités auxquelles beaucoup de personnes sont confrontées sur le marché du travail et revenir sur l’introduction de l’intelligence artificielle dans les processus de recrutement qui a ajouté une nouvelle couche de sélectivité impitoyable dans la recherche d’emploi.

La perte de confiance face au refus

Chercher du travail demande une énergie considérable. Il faut se lever chaque matin, éplucher les offres dans son domaine, postuler et patienter sans jamais avoir la certitude que l’hameçon prendra. Sur des dizaines de candidatures, décrocher un entretien est une véritable bouffée d’espoir mais lorsque le silence ou le refus s’installe, on grignote peu à peu notre estime de soi.

Je vais parler de mon cas et de celui de deux amis.

J’ai travaillé plusieurs années dans l’hôtellerie de luxe. Au fil du temps, mon travail est devenu machinal et je ne ressentais plus d’épanouissement personnel. Pendant la crise du Covid, j’ai entamé une vraie introspection pour me réorienter.

J’ai toujours eu une passion pour l’esthétique et prendre soin des gens me procure un véritable sentiment de plénitude. J’ai donc décidé de passé mon CAP esthétique, puis mon BP pour me spécialiser.

Après trois ans d’études, je décroche finalement mon sésame tant attendu. Je pensais trouver facilement du travail mais je me suis confrontée à la réalité du marché.

Chaque jour, j’écumais les offres d’emploi et je me suis heurté à un premier mur. La majorité des offres exigeaient un à deux ans d’expérience minimum. Les postes auxquels je pouvais postuler se comptaient sur les doigts d’une main. Malgré cela, j’ai persévéré en envoyant jusqu’à cinq candidatures par jour, tous sites confondus.

Une ancienne connaissance m’avait dit qu’en moyenne, il fallait postuler à plus d’une dizaine d’offres d’emploi pour espérer décrocher ne serait-ce qu’un entretien. Il est difficile de candidater quand les critères se font de plus en plus sélectifs.

Après ces deux mois d’effort acharné, je n’ai obtenu que trois retours dont deux entretiens. Le premier, je l’ai décliné. Le poste portait sur de la vente de cosmétiques, ce n’était pas ce que je recherchais et le second s’est très bien déroulé.

Trois jours plus tard, j’ai reçu l’appel de la responsable. En l’espace d’une seconde, j’ai cru décrocher le poste. Grosse déception quand elle m’a annoncé qu’ils avaient finalement préféré un profil plus expérimenté.

Je venais tout juste d’être diplômée. Comment acquérir de l’expérience si personne ne m’en donne l’opportunité ?

C’est là que j’ai compris qu’en 2026, quels que soient vos diplômes ou même votre motivation sans faille, vous ne ferez pas le poids face à des candidatures plus expérimentées.

Cependant cette conclusion a été de courte durée. Deux de mes amis m’ont prouvé que même l’expérience et des diplômes solides ne suffisent plus. Le marché du travail ne repose sur plus rien de logique

Quentin (j’ai modifié son prénom pour préserver son anonymat), un ancien ami d’enfance, est ingénieur avec plus de quinze ans d’expérience. Il a postulé à une multitude d’offres d’emploi pour lesquelles il avait largement les compétences et il a essuyé refus sur refus, quand ce n’était pas le silence.

C’est en me documentant que j’ai découvert que l’IA s’était insidieusement glissée dans les processus de recrutement pour écarter des profils sur des critères incompréhensibles. J’y reviendrai plus tard.

Nora (j’ai également modifié son prénom), a plus vingt ans d’expérience dans le secteur des assurances. Avant le Covid, elle a travaillé de nombreuses années chez Axa. Suite à la perte de son poste, elle s’est heurtée de plein fouet au durcissement du marché.

Depuis, le seul contrat qu’elle a décroché est un CDD de six mois.

Le monde du travail est impitoyable mais sa sélectivité l’est d’autant plus.

Il y a des personnes qui se demandent « Que faire en attendant de trouver un emploi ? »
Mis à part faire preuve de patience, multiplier ses compétences en se formant notamment, ou utiliser le bouche à oreille (via ses connaissances ou les réseaux sociaux), il n’y a malheureusement rien d’autre à faire.

Lorsqu’on est dans le processus de recherche d’emploi, les refus répétés et le silence érodent la confiance en soi. On se juge durement, on doute de soi.
Le piège, c’est que le chômage de longue durée fait lui aussi fondre drastiquement la confiance en soi à mesure que la période d’inactivité perdure.

Une étude publiée par l’Insee a été menée par Sylvie Blasco et Thibault Brodaty. Cette étude a établi l’effet causal du chômage sur la santé mentale en France. L’étude a cherché à évaluer si l’expérience et la durée du chômage augmentaient les troubles mentaux. Le constat est très parlant, 36 % des hommes n’ayant pas travaillé pendant au moins un an ont rapporté des épisodes dépressifs, contre 18 % seulement quand le chômage a duré moins de six mois.

Pour lire l’étude, c’est par ici : https://insee.hal.science/hal-05514272/document

En 2026, peu importent vos diplômes, votre motivation ou votre expérience, plus rien ne fait la différence. Vous êtes en concurrence avec du flou. Vous ne pouvez plus vous jauger, ni même vous comparer. Plus rien n’est comparable.

L’IA dans le processus de recrutement

J’ai toujours pensé que l’IA apporterait plus de mal que de bien. Elle facilite nombre de tâches, c’est un gain de temps énorme mais elle a aussi poussé certains à la paresse.

Et oui, pourquoi faire le travail soi-même quand une IA peut le faire à notre place ?

Et le marché du travail ne déroge pas à cette règle.

Face à l’afflux de candidatures, les grandes entreprises ont introduit l’ia pour filtrer les profils et faciliter le travail de leurs RH.

Rien de plus simple, l’IA lit et traite les lettres de motivation. Elle se base sur des mots-clés spécifiques pour sélectionner les candidats qui passeront à l’étape suivante (l’entretien ou un test de sélection par SMS, j’y reviendrai juste après).

Si certains mots-clés n’apparaissent pas dans votre lettre de motivation, vous êtes écarté d’office et ce, même si votre profil correspond parfaitement au poste.

C’est le revers de toute innovation. On en tire des bénéfices mais aussi des inconvénients.

L’impact de l’ia dans le recrutement a bousculé le marché du travail, on retire tout affect du processus et on durcit de plus en plus, les critères de sélection.

Selon le rapport L’avenir du recrutement 2025 de LinkedIn, 58 % des professionnels du recrutement en France reconnaissent que l’intelligence artificielle a transformé la façon dont les organisations recrutent. L’ia est devenu un rouage incontournable dans le processus de recrutement.

Si j’ai un conseil à vous donner, notamment si vous faites partie de la vieille école qui rédige encore ses lettres de motivation à la main (oui, ça existe encore), faites là plutôt rédiger par Claude. Joignez lui l’offre d’emploi et demandez lui d’y intégrer des mots-clés pertinents pour le poste que vous visez.

Ça ne vous assurera pas le poste mais vous réduirez drastiquement les éliminations à cette étape là.

Le test par SMS

Certains employeurs sont prêts à tout pour jauger les aptitudes d’un futur candidat. Et en général, plus le poste est exigeant, plus vous serez susceptible de tomber sur ce genre de test lors du recrutement.

Le test du SMS a été popularisé par William Vanderbloemen, fondateur et PDG du cabinet de recrutement américain Vanderbloemen Search Group.

Le but ici est de simplement jauger la réactivité du candidat. Après un entretien qui s’est relativement bien déroulé, le recruteur envoie alors un message en dehors des heures de boulot, que ce soit une question technique ou une question banale et il observe le délai de réponse.

Une réponse immédiate confortera l’employeur sur la réactivité et les capacités d’adaptation du potentiel candidat.

Nota bene : Ce test est utilisé uniquement pour certains postes exigeants qui demande une disponibilité sans limite.

Voilà ou en est le marché du travail en France aujourd’hui

Vous l’aurez compris, trouver un emploi relève d’un vrai parcours du combattant.
Même les plus solides finissent par se confronter à une perte de confiance en soi, à force d’essuyer refus sur refus.

Ce qui, autrefois, faisait une vraie différence, la motivation ou même les diplômes, sont devenus des critères totalement insignifiants.

Les critères de sélection se basent désormais sur des logiques algorithmiques et bien souvent opaques. Des critères auxquels nous faisons face et qu’on ne maîtrise même plus.

Et face à tout changement, votre capacité d’adaptation et votre patience seront vos meilleurs atouts.

Dans le marché du travail, on finit par croire que seule la chance fait vraiment la différence.

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La nouvelle loi sur le consentement : une réforme floue et potentiellement injuste pour les hommes

La France vient d’adopter une réforme historique : désormais le viol est défini par l’absence de consentement.

Cette démarche a pour but : de protéger davantage les victimes mais derrière cette avancée apparente se cache une zone d’ombre juridique inquiétante.

Mettons une seconde de côté nos émotions et raisonnons de façon impartiale et juste.
Dans la pratique : comment réellement prouver ce qui n’est pas tangible ?

Une réforme floue sur le plan juridique

Jusqu’à présent, la définition du viol reposait sur des éléments matériels et factuels : violence, contrainte, menace ou surprise.

Ces critères bien que stricts, permettaient d’appuyer les enquêtes sur des faits concrets.

Désormais, le cœur du délit devient une notion immatérielle et subjective : le consentement.

Comment prouver ce qui n’existe pas matériellement ?
Le consentement peut être verbal, gestuel, implicite ou même silencieux mais consenti dans un contexte de relation intime.

Et c’est bien là le problème : comment prouver qu’il a bien eu lieu ?

La fin de la présomption d’innocence dans les faits

Sur le plan théorique, la présomption d’innocence reste inscrite dans le droit français.
Seulement dans les faits, cette réforme inverse subtilement la charge de la preuve.
L’homme accusé devra désormais démontrer qu’il y avait consentement.

Or, comment prouver qu’on n’a rien fait ?
Comment démontrer un “oui” implicite, un accord verbal, une attitude consentante ?

Face à l’impossibilité de matérialiser cette preuve, l’homme devient vulnérable car son silence, son absence de preuve ou même la simple parole d’une plaignante peuvent suffire à le discréditer.

Une boîte de Pandore pour les dérives

Cette loi sans le vouloir risque de renforcer une image négative de l’homme, déjà perçu comme coupable par défaut

La société nous conditionne à outrepasser nos devoirs, les hommes n’osent plus être des hommes par peur de mal faire, par peur des conséquences.

Je ne suis pas là pour défendre l’indéfendable mais soyons honnête.

L’intention de protéger les victimes est juste mais le risque de dérives est immense.

Certaines femmes, minoritaires mais bien réelles, ont déjà prouvé que l’arme de la plainte pouvait devenir un instrument de vengeance ou de manipulation : pour nuire à un ex-partenaire, détruire une réputation ou même obtenir un gain médiatique ou financier.

Dans ce nouveau contexte, chaque homme devient potentiellement coupable par défaut, s’il ne peut pas prouver l’existence d’un consentement.

Ce climat de suspicion généralisée risque de détruire la confiance entre les sexes.

Les hommes, déjà souvent caricaturés comme “prédateurs potentiels”, porteront un poids supplémentaire : celui de devoir prouver en permanence qu’ils sont irréprochables, même dans leur intimité.

Le risque d’un fossé entre homme et femme

À force de vouloir protéger, on finit parfois par déséquilibrer.
Les rapports hommes-femmes, déjà fragiles, risquent de se tendre encore plus.

Les hommes craindront l’intimité, redouteront les relations spontanées et les femmes sincères qui veulent simplement être respectées risqueront, elles aussi, d’être pénalisées par cette défiance généralisée.

Le dialogue, la confiance, la séduction naturelle, tout ce qui faisait la richesse d’une relation, se trouve désormais sous la menace du soupçon.

Une réforme nécessaire mais à double tranchant

Oui, les viols existent, oui, les coupables doivent être punis sans ménagement.
En cherchant à mieux protéger les victimes, cette réforme risque de fragiliser le principe même de justice : la présomption d’innocence.

Le consentement est une notion noble mais fragile et floue.
Il ne peut pas être transformé en outil juridique à charge, sans créer d’injustice à son tour.

Car une société équilibrée ne doit pas chercher des coupables à tout prix : elle doit chercher la vérité avec discernement, prudence et équité.

Cette réforme change tout mais à quel prix ?
Faut-il vraiment sacrifier la présomption d’innocence pour protéger le consentement ?
À vous de juger. Moi, je m’inquiète d’un futur où aimer deviendra un risque juridique.

Vous pouvez aussi consulter le harcèlement scolaire : un drame silencieux qui tue


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Le racisme : un mal ancien qui renaît

Le racisme en France est un mal ancien qui renaît, un problème profond qui traverse les générations.

Aborder le racisme, c’est toucher à une blessure collective.

Pendant longtemps, j’ai dénoncé le racisme sans en saisir toutes les nuances, sans comprendre ce qui se cache derrière les colères, les crispations, les discours parfois haineux.

Aujourd’hui, avec du recul, je réalise que la réalité est plus complexe qu’elle n’en a l’air.

Je le dis clairement : rien ne justifie le racisme. Aucune provocation, aucun comportement isolé, aucune erreur individuelle ne devrait autoriser la haine ou la généralisation.

Et pourtant dans la France d’aujourd’hui, le racisme semble s’être banalisé. Les mots sont plus durs, les regards plus méfiants, les tensions plus visibles.

La société face au racisme en France

Les récents faits divers en témoignent : des agressions racistes, des chasses à l’homme, des insultes publiques contre des personnes noires ou arabes, des discours décomplexés qui circulent sur les réseaux sociaux.

Le ton est monté d’un cran. On parle sans filtre, sans honte. Certains se sentent désormais légitimes pour dire tout haut ce qu’ils pensaient tout bas.

Ce climat est inquiétant. Il traduit un recul de la tolérance et un effritement du vivre-ensemble. Dans les années passées, nos parents ont construit, souvent dans la discrétion, une relation de confiance avec leur pays d’accueil.

Ils ont travaillé dur, dans des conditions difficiles pour offrir un avenir meilleur à leurs enfants. Aujourd’hui, une partie de ce travail s’est totalement effondrée, rongée par la méfiance et les amalgames et causée par une minorité.

Des comportements qui nourrissent les préjugés

Soyons lucides : certains comportements contribuent malheureusement à renforcer ces tensions.

Ces comportements nourrissent des préjugés et stéréotypes qui enferment des communautés entières dans des images fausses, souvent véhiculées par ignorance ou par peur.

Les vidéos d’individus se vantant de profiter du système social, les blocages de routes ou de ronds points pour célébrer des mariages, les incivilités ou violences commises par quelques uns jettent une ombre sur l’ensemble d’une communauté.

Ces attitudes isolées deviennent aussitôt des symboles exploités par certains discours politiques ou médiatiques pour entretenir la peur.

Ce n’est pas juste mais c’est la réalité du mécanisme social : l’image négative d’une minorité finit par coller à une majorité innocente. Et ceux qui vivent honnêtement, qui respectent les lois, qui cherchent à s’intégrer, en paient le prix.

Je le dis sans détour : nous devons être exigeants envers nous mêmes, pas pour plaire ou se faire accepter mais pour préserver la dignité et l’honneur de nos familles, de nos origines ainsi que de notre culture.

Le racisme en France : de plus en plus décomplexé

Mais ne nous y trompons pas : pointer certains comportements ne signifie pas excuser la montée du racisme. Ce racisme est réel, concret et même violent.

Les récents faits divers où des hommes noirs ont été pourchassés ou passés à tabac montrent à quel point la haine peut resurgir, brutale et irrationnelle. Les réseaux sociaux deviennent des tribunaux publics où les origines valent condamnation.

La parole raciste se libère. Dans les rues, dans les transports, sur Internet, on entend à nouveau des insultes que l’on croyait disparues. Certains parlent de “blanchir” les quartiers, d’autres de “reconquête”.

Ces discours étaient autrefois marginaux, ils sont désormais relayés par des personnalités médiatiques, des élus, voire des figures publiques.

La banalisation du racisme est dangereuse. Elle rend la haine ordinaire, presque acceptable. Et quand la haine devient ordinaire, c’est le lien social lui même qui se fissure.

Entre espoir et désillusion

J’aimerais dire que j’ai encore foi en un avenir meilleur.
Parfois oui, j’y crois encore. Quand je vois des jeunes de toutes origines étudier ensemble, créer, s’engager, je me dis que tout n’est pas perdu.

Quand des associations locales agissent pour rapprocher les communautés, je me dis que le dialogue peut encore triompher.

Mais honnêtement ces derniers temps, mon espoir s’effrite. Les actes racistes se multiplient, les discours se durcissent, les fractures s’approfondissent. Le vivre ensemble semble de plus en plus fragile comme un fil qu’on tire jusqu’à la rupture.

J’ai peur que l’on ait ouvert une boîte de Pandore. Une fois les mots de haine libérés, il est difficile de les faire taire. Et une fois les violences commises, comment recoller les morceaux ?

Le racisme c’est une blessure qui se transmet, qui se transforme mais qui ne guérit jamais vraiment.

Reconstruire malgré tout

Toutefois malgré la lassitude et la colère, il faut continuer à parler, à témoigner, à expliquer pour lutter contre le racisme. Il faut rappeler que le racisme n’est pas une opinion mais un poison.

Il faut redire que la majorité des citoyens issus de l’immigration sont des gens respectueux, travailleurs, fiers de leurs origines et reconnaissants envers leur pays d’accueil.

Nous devons aussi reconnaître nos propres dérives car la responsabilité ne se limite pas à “l’autre”. La société se construit à deux sens : il faut autant de respect que de justice, autant de reconnaissance que d’exigence.

Je ne suis ni naïve, ni pessimiste, simplement lucide.

Le racisme ne disparaîtra pas du jour au lendemain mais si chacun accepte de se remettre en question, d’écouter avant de juger, peut être que nos enfants pourront vivre dans une société un peu moins dure, un peu plus juste.

La haine et l’exclusion prennent parfois d’autres visages.
À lire aussi : Le harcèlement scolaire, un drame silencieux qui tue


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Le harcèlement scolaire : un drame silencieux qui tue

Chaque matin, des milliers d’enfants se lèvent la boule au ventre.
Cette peur est causée par des souffrances quotidiennes car ils savent qu’ils vont affronter une journée de moqueries, d’humiliations et de coups parfois.

Le harcèlement scolaire c’est une violence répétée, insidieuse, qui détruit peu à peu ceux qui la subissent.

Récemment, une fillette de 9 ans, Sara s’est donné la mort après des mois de brimades. Neuf ans… à cet âge, on devrait rêver, jouer, découvrir la vie, pas décider d’y mettre fin.

Ce drame n’est pas un cas isolé : chaque année en France, plus d’un élève sur dix serait victime de harcèlement scolaire.

Derrière ces chiffres, il y a des visages, des familles brisées, des enfances volées.
Les conséquences du harcèlement sont multiples et dévastatrices.

Il y a les blessures visibles : les insultes, les coups, les messages haineux sur les réseaux sociaux et puis il y a celles qui sont plus profondes, que personne ne voit : la peur constante, la culpabilité, la honte, la dévalorisation.

Beaucoup de jeunes harcelés développent des troubles anxieux, de la dépression et certains finissent par croire qu’ils ne valent rien.
C’est ainsi que naît l’idée du pire.

Les tentatives de suicide chez les jeunes victimes de harcèlement ne cessent d’augmenter. Ce ne sont pas des faits divers, ce sont des signaux d’alarme.

Vous l’aurez compris, les conséquences du harcèlement scolaire sont dramatiques et souvent irréversibles, d’où l’urgence de comprendre comment lutter contre le harcèlement scolaire de manière collective, à travers l’éducation, la prévention et le soutien aux victimes.

Mais alors, qui est responsable ?

Cette question mérite d’être posée avec force car au-delà des violences physiques et morales commises par des mineurs, il existe des responsabilités éducatives et morales trop souvent prises à la légère par des adultes.

Il est de notre devoir collectif de rendre visibles ces carences afin d’éviter que d’autres drames ne se reproduisent.

Commençons par les parents qui ont un rôle essentiel

Leur vigilance, leur écoute, leur capacité à repérer les signes : un enfant qui ne veut plus aller à l’école, qui devient silencieux, qui ne mange plus, qui change brusquement de comportement peuvent sauver des vies.

Trop souvent, les enfants n’osent pas parler, par peur de décevoir ou de ne pas être crus. Les parents doivent créer cet espace de parole où tout peut être dit sans honte.

Toutefois, il ne faut surtout pas oublier les parents des harceleurs

Éduquer un enfant, ce n’est pas seulement le nourrir, l’habiller ou l’envoyer à l’école. C’est aussi et surtout lui apprendre le respect, l’empathie, la différence entre le bien et le mal.

Lorsqu’un enfant humilie, exclut ou violente un autre, cela traduit souvent une carence éducative, une absence de repères, voire une banalisation de la cruauté.

La responsabilité parentale ne s’arrête pas à la porte de la maison : elle s’exerce chaque jour, dans les mots, les gestes, l’exemple qu’on donne. Fermer les yeux sur la violence de son propre enfant, c’est participer à celle qu’il inflige.

L’indifférence ou la complaisance parentale nourrissent ces comportements, et c’est de cette inertie que naissent ces drames.

La responsabilité des établissements scolaires.

L’école ne peut pas se contenter d’être un lieu d’apprentissage, elle doit être un lieu de sécurité. Trop d’affaires révèlent encore une inaction, une minimisation, voire une indifférence face aux alertes.

Former les enseignants, réagir immédiatement aux signalements, protéger les victimes et sanctionner les agresseurs : ce ne sont pas des options, ce sont des devoirs.

Chaque fois qu’une plainte est ignorée, qu’un témoignage est balayé, un peu plus de silence s’installe et le silence, c’est le complice du harcèlement.

Il y a aussi l’autre côté de la médaille : la responsabilité collective

Nous, adultes, camarades, témoins, citoyens.

Quand un élève est harcelé, les témoins sont souvent nombreux. Se taire, c’est laisser faire. Le courage c’est parfois juste un mot, un geste, un signalement. C’est ce qui peut tout changer, y compris sauver une vie.

Le harcèlement scolaire est une violence éducative et sociale qu’on peut combattre par la parole, par la prévention, par la bienveillance, par la loi.

Il faut que chaque élève, chaque parent, chaque enseignant sache que personne ne doit endurer ça seul.

Cependant la responsabilité ne s’arrête pas aux familles et aux établissements scolaires .

L’État et le corps judiciaire ont également un rôle crucial

Multiplier les campagnes de sensibilisation est utile mais cela reste insuffisant si aucune action concrète ne suit. La lutte contre le harcèlement scolaire doit être un combat quotidien avec des actions et des sanctions fermes voire pénales.

Sévir lorsqu’un délit ou un crime est commis permettrait non seulement de protéger les victimes mais aussi de responsabiliser chaque citoyen, y compris les auteurs de violences.

Or trop souvent, le laxisme judiciaire laisse impunis des actes d’une extrême gravité, envoyant un message de tolérance implicite à ceux qui violent les règles.

C’est de cette impunité que naissent des graines de violence, de ressentiment et de reproduction des comportements nocifs, alimentant un cercle vicieux dont les plus vulnérables sont les premières victimes.

Si vous êtes victime ou témoin de harcèlement

Ne restez pas dans le silence.
Appelez le 3020, le numéro national gratuit et confidentiel, disponible 7 jours sur 7, pour obtenir de l’aide et des conseils.

Et pour le cyberharcèlement, contactez le 3018 https://www.cybermalveillance.gouv.fr/

Souviens toi :

Tu n’es pas seul et tu n’as pas à avoir honte.
Ce que tu vis n’est pas normal et tu as le droit, le devoir même, d’en parler.
Il y a des gens qui peuvent t’aider, t’écouter, te croire.
Ta vie a une valeur immense même si aujourd’hui tu n’arrives plus à la voir.

Si tu ne sais pas à qui en parler, tu peux me laisser un message en commentaire. Je prendrai le temps de t’écouter et de t’épauler

Toutes mes pensées vont aux victimes et à leurs familles.

Harcèlement, racisme, exclusion, la haine prend différent visage : Le racisme : un mal ancien qui renaît


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Palestine : quand la paix se tait et que le monde regarde ailleurs

La guerre en Palestine : Face à la douleur des autres, notre silence devient un choix.

Il y a quelque part, un ciel qui ne dort plus.
Chaque nuit, il s’illumine de feu, de missile et de peur.

Sous ce ciel, des enfants grandissent au son des bombes, dans des villes qui n’ont plus de lumière. C’est la Palestine.

Un nom qu’on entend depuis si longtemps qu’il en devient presque familier et c’est ça qui est terrible : s’habituer à la douleur des autres.
La Palestine est un miroir de notre société.

Elle montre dans un reflet : un monde fatigué, une humanité qui regarde la souffrance comme un spectacle puis passe à autre chose.

La violence est partout, dans les guerres qu’on diffuse en direct, dans les discours qui divisent, dans la peur qui s’installe doucement dans nos esprits.
Et face à tout cela, la plupart d’entre nous restent immobiles.

On s’indigne un instant, on partage une image puis on retourne à nos vies.
L’inertie est devenue notre manière d’exister.

On se demande pourquoi le monde détourne les yeux de la Palestine.
Pourquoi ce silence face à la guerre persiste malgré tant de souffrance.

Notre solidarité avec la Palestine devrait être un réflexe d’humanité, un vrai combat contre l’injustice.

On sait mais on ne bouge plus, on voit mais on détourne les yeux.
La compassion à force d’être sollicitée, s’est usée comme un mot trop souvent prononcé.

La paix n’est pas un rêve lointain.
C’est une responsabilité, c’est le refus de la haine.

C’est décider chaque jour qui passe, de ne pas se laisser endormir par la peur ni par l’indifférence.

La paix commence dans nos choix, dans notre manière de regarder les autres, dans le courage de dire « non » à la violence même quand elle nous semble inévitable.
Parce que la guerre, ce n’est pas seulement là-bas.

Elle vit aussi ici, dans nos silences, dans nos préjugés, dans notre acceptation tranquille de l’injustice.

Et tant que nous penserons que la souffrance des autres ne nous concerne pas, le monde continuera de tourner au rythme du sang et de la poussière.

Ce n’est pas une question de politique, ni de religion, c’est une question d’humanité.

Un enfant qui pleure à Gaza c’est un enfant qui a appris à compter les absents, à vivre dans les ruines comme d’autres jouent dans les cours d’école.

Certains deviennent orphelins avant même d’avoir su lire leur nom et d’autres portent le deuil d’un frère, d’une mère, d’un ami.

Et si nous ne savons plus reconnaître leurs peines alors nous avons perdu quelque chose de précieux : notre capacité à aimer au delà des frontières.

La paix en Palestine, un rêve d’humanité

Peut être que la paix viendra un jour, pas d’un traité bafoué ou d’un sommet fictif mais d’un sursaut d’humanité.

Et d’une simple idée : que la vie de l’autre vaut autant que la nôtre.
Que chaque être humain mérite un toit, une terre, une voix.
Que la colère n’a jamais bâti de futur.

La paix naîtra du courage de ceux qui parlent, de ceux qui tendent la main, de ceux qui choisissent la lumière dans un monde qui s’habitue à l’obscurité.

Alors ne détournons plus les yeux.
Regardons, écoutons, parlons.
Refusons la facilité du silence, la paresse du désespoir.

Car le monde changera quand les consciences cesseront d’être muettes.

Je rêve d’un jour, dans un coin de cette terre qu’on appelle encore Palestine, un enfant lèvera la tête vers un ciel calme et saura enfin ce que veut dire le mot paix.

À tous les enfants palestiniens privés d’enfance, aux familles brisées, à ceux qui vivent et à ceux qui ont disparu : mon cœur est avec vous.

Il existe des personnes qui par leur courage et leur humanité, rappellent que la paix est toujours possible.
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